Le jardin persan, également appelé « paradis terrestre », est considéré comme l’une des plus belles expressions de l’art paysager dans l’histoire de l’humanité. Héritage millénaire de l’Iran, il incarne à la fois une philosophie de vie, un espace spirituel et une prouesse architecturale. Symbole d’équilibre entre nature et culture, il a exercé une influence profonde sur l’art des jardins à travers le monde, notamment en Inde, en Espagne et jusqu’en Europe.

En tant que réalisation majeure de la culture iranienne, le jardin persan reflète la vision du monde propre à l’Iran. Depuis des siècles, chercheurs iraniens et étrangers se sont intéressés à ses formes, ses motifs et ses aménagements. Parmi ces derniers, le motif du Chahar Bagh – littéralement « quatre jardins » – est apparu comme l’élément central. Cette composition géométrique quadripartite, mentionnée dans les textes anciens, symbolise une vision cosmique et spirituelle quaternaire issue de la pensée islamo-iranienne.

 

jarin eram chirazJardin d’Eram, Chiraz, Iran

Avec le développement des recherches et l’observation de multiples variantes, le Chahar Bagh est progressivement devenu l’archétype de tous les jardins iraniens. Toutefois, les études récentes soulignent qu’au-delà de cette quadruple division, le jardin persan se caractérise aussi par une organisation pivot, où un axe principal joue un rôle fondamental dans la structuration et l’harmonie de l’ensemble.

Ainsi, le jardin persan ne se limite pas à un simple espace paysager : il exprime une conception philosophique et spirituelle, une quête d’équilibre universel inscrite dans la géométrie même de son plan.

 

Origines et Philosophie

Les premiers jardins persans remontent à plus de 2 500 ans, à l’époque de l’Empire achéménide. Ils étaient conçus comme une représentation terrestre du paradis . Leur fonction dépassait largement l’esthétique : ils offraient un refuge contre l’aridité des paysages environnants, tout en reflétant une quête spirituelle d’harmonie et de paix.

La conception du jardin persan repose sur une symbolique forte : l’eau représente la vie et la purification, les arbres symbolisent la force et la sagesse, et les fleurs expriment la beauté et la diversité du monde. Chaque élément est disposé de manière réfléchie pour exprimer un équilibre cosmique.

 

Caractéristiques Architecturales de Jardin Persan

Un jardin persan typique est structuré autour du principe du Chahar Bagh (« quatre jardins »), une composition quadripartite séparée par des canaux d’eau. Cette organisation rappelle les quatre fleuves du paradis décrits dans les traditions religieuses.

Les éléments essentiels d’un jardin persan sont :

  • Les bassins et canaux : destinés à rafraîchir l’air et à refléter l’architecture.
  • Les allées rectilignes : qui guident le regard et invitent à la contemplation.
  • La végétation luxuriante: grenadiers, cyprès, rosiers et plantes aromatiques.
  • Les pavillons : lieux de repos, de méditation et d’échange.

Cette conception géométrique n’est pas uniquement fonctionnelle : elle traduit une vision spirituelle où l’ordre humain s’accorde avec l’ordre divin.

Au-delà de leur fonction esthétique, les jardins persans étaient conçus comme des lieux de méditation, de poésie et de rencontre. Ils ont inspiré les plus grands poètes persans comme Hafez, Saadi ou Ferdowsi, qui y voyaient un reflet du paradis éternel.

Aujourd’hui, ils continuent de fasciner visiteurs et chercheurs, offrant une expérience unique où se mêlent beauté, sérénité et histoire.

 

Éléments du jardin persan

La chaleur sèche de l’Iran rend l’ombre importante dans les jardins. Par conséquent, la lumière du soleil et ses effets étaient des facteurs importants de la conception structurelle de manière à créer des textures et des formes spécifiquement pour contrôler la lumière. Des arbres comme le peuplier noir, le sycomore, le pin, le saule, l’érable, le platane, l’épinette, le cyprès et divers arbres fruitiers ont été populaires auprès des Iraniens. Les pavillons et les murs sont également structurellement proéminents pour bloquer le soleil.

La chaleur rend également le débit d’eau constant important, à la fois dans la conception et l’entretien du jardin. Ces jardins ont toujours été construits à côté des Qanats, des aqueducs ou des sources. Habituellement, l’architecture et la structure de l’écoulement de l’eau étaient telles que l’eau pénètre dans le jardin d’une part pour irriguer les arbres et les plantes et sort par l’autre extrémité. Aussi, la volonté iranienne de voir couler l’eau a créé des infrastructures pour garder plus d’eau dans le jardin. La présence d’éléments tels que des ruisseaux, des fontaines, des piscines et des étangs, en plus de la beauté et du plaisir, a eu un effet rafraîchissant brillant. De plus, l’irrigation est requise pour les plantes, de sorte que les arbres sont souvent plantés à côté d’un fossé appelé « Juy », qui est connecté aux principaux cours d’eau décoratifs et fournit un accès à l’eau aux racines des arbres.

Les jardins iraniens sont généralement associés à des manoirs ou des pavillons. Les architectes persans tentent souvent d’intégrer l’intérieur à l’extérieur en reliant un jardin environnant à une cour intérieure. Les concepteurs placent souvent des éléments architecturaux tels que des arcs voûtés entre les zones extérieures et intérieures pour ouvrir le fossé entre eux.

 

Le système des Qanats(Kariz)

Il y a plusieurs siècles, les habitants du plateau iranien ont mis au point un ingénieux système souterrain d’approvisionnement en eau appelé Qanat. Grâce à cette invention, il devenait possible d’accéder à d’importantes réserves d’eau souterraine et de les amener à la surface. Comme les sources naturelles, ces canaux permettaient à l’eau de jaillir tout au long de l’année, sans assistance mécanique. Le terme Qanat(ou Ghanat) est d’origine arabe, mais ce système de canaux souterrains était originellement appelé Kariz et est considéré comme une invention iranienne.

Le centre de l’Iran est caractérisé par un climat chaud et aride, marqué par l’étendue des déserts iraniens  du Lut et du Kavir. Y vivre sans ressources en eau suffisantes y aurait été impossible. Pourtant, grâce à la technique des Qanats, les Iraniens ont pu répondre à leurs besoins en eau et fertiliser des terres désertiques. Contrairement à d’autres régions chaudes et sèches du monde, comme l’Australie, restées longtemps inhabitables, de nombreuses villes et villages iraniens ont survécu au cœur des déserts grâce à ce système. L’agriculture locale – fruits, légumes, oléagineux – doit beaucoup aux Qanats.

Selon les statistiques du ministère iranien de l’Énergie, environ 36 300 Qanats ont été identifiés en Iran. Ces aqueducs existent également dans plusieurs pays ayant fait partie de l’espace culturel perse ou ayant été influencés par lui : en Mésopotamie (notamment en Irak et en Syrie), au Pakistan, en Afghanistan, dans l’ouest de la Chine, le sud de la Russie, les jeunes États du golfe Persique, en Afrique du Nord et dans le sud de l’Europe. Toutefois, le nombre de Qanats présents en Iran dépasse à lui seul celui de tous les aqueducs situés hors de ses frontières.

En savoir plus : Qanat | une invention Iranienne

 

 

Jardins persans : symboles et concepts

L’aménagement des jardins persans repose généralement sur une organisation en quatre sections appelée Chahar BaghQuatre jardins »). Ce motif quadripartite symbolise les quatre éléments naturels – le Feu, l’Eau, la Terre et l’Air – mentionnés dans le livre sacré des zoroastriens. L’eau occupe une place centrale dans ce modèle architectural : elle assure à la fois une fonction d’irrigation et un rôle esthétique, en ornant le jardin par ses canaux, bassins et jeux de reflets.

La végétation y tient également une importance capitale. Les jardins persans accueillent une grande variété d’arbres et de plantes, parmi lesquels des cyprès, des cèdres, ainsi que de nombreux arbres fruitiers. L’agencement harmonieux de cette végétation s’intègre parfaitement aux motifs ornementaux des pavillons et bâtiments qui s’élèvent au cœur de ces espaces. Pour les Iraniens, les fleurs et les plantes possèdent un attrait particulier, probablement lié aux conditions climatiques arides de leur territoire. Face aux souvenirs du désert et du Kavir brûlant, perçu comme le domaine des démons et du mal, le jardin est apparu comme l’image même du paradis : un espace verdoyant, sacré et porteur de sérénité.

 

Traits communs des jardins iraniens

  • Présence de hauts murs qui entourent le jardin.
  • Division en quatre sections selon le modèle du Chahar Bagh.
  • Réseau de passages piétons et d’allées parallèles, rectilignes et symétriques.
  • Utilisation de lignes droites dans la conception générale.
  • Construction d’un pavillon ou d’un bâtiment central, ou placé dans la partie la plus élevée du jardin.
  • Présence d’un canal principal, généralement alimenté par un Qanat.
  • Fontaines et cours d’eau aménagés à des fins esthétiques et pratiques.
  • Grands bassins reflétant le pavillon et accentuant la beauté du paysage.

Ces caractéristiques, à la fois fonctionnelles et symboliques, font du jardin persan une œuvre d’art vivante où la nature, la spiritualité et l’architecture s’unissent en parfaite harmonie.

 

Jardins suspendus

Les jardins suspendus de Babylone, également appelés jardins mésopotamiens, figurent parmi les sept merveilles du monde antique recensées par la culture hellénique. La date exacte des débuts du jardinage ou de l’agriculture en Mésopotamie demeure incertaine. Toutefois, des fouilles menées dans les montagnes du Zagros, à l’ouest près de la frontière irakienne, ont révélé des traces datant du VIe millénaire avant J.-C., attestant l’existence de systèmes d’irrigation pour l’exploitation agricole dans cette région.

Décrits par les auteurs grecs comme une prouesse d’ingénierie, les jardins suspendus auraient consisté en une série ascendante de terrasses superposées, abritant une riche variété d’arbres, d’arbustes et de vignes. Cette composition donnait l’apparence d’une montagne verdoyante artificiellement érigée à partir de briques de boue. Ils auraient été construits dans l’ancienne cité de Babylone, près de l’actuelle Hillah, dans la province de Babil, en Irak.

 

Jardins suspendus flottants de BabyloneLes jardins suspendus de Babylone,

Le nom « jardins suspendus » provient du grec ancien *κρεμαστός* (*kremastós*, signifiant « surplombant »). Ce terme ne désigne pas nécessairement quelque chose « suspendu » au sens moderne du mot, mais plutôt des plantations établies sur une structure élevée, comme une terrasse.

 

 

JARDINS PERSES INSCRIT SUR LA LISTE DU PATRIMOINE MONDIAL DE L’UNESCO

Pasargades – Province du Fars (vers 550 av. J.-C.)

Pour comprendre le concept du jardin persan et en saisir les origines, il faut d’abord s’intéresser à la création du premier « Chahar Bagh » (les Quatre Jardins). Selon les découvertes archéologiques, le tout premier jardin conçu sous cette forme fut celui de Pasargades, fondé par Cyrus le Grand.

Ce jardin, doté d’une véritable structure architecturale, illustre l’harmonie entre culture et nature. Il témoigne de l’adaptation des besoins humains à l’environnement, tout en révélant le potentiel caché de la nature et la manière de le mettre en valeur. Dès l’époque achéménide, l’idée d’un paradis terrestre s’est diffusée dans la littérature persane. Cyrus le Grand fut le premier souverain iranien à concevoir et organiser un ensemble de jardins à Pasargades. Selon les résultats de divers projets archéologiques, la conception géométrique et l’aménagement de ce jardin correspondent à la vision que Cyrus avait du jardin persan.

 

jardins de pasargadesÀ gauche : reconstitution imaginative des jardins de Pasargades – À droite : canaux d’irrigation du site

 

La rigueur géométrique de ces jardins, symbolisant l’univers, servait aussi à exprimer la puissance royale. Les recherches menées sur les jardins mésopotamiens montrent que, déjà à l’époque achéménide, ces espaces étaient conçus comme une représentation du pouvoir politique. Ils permettaient aux sujets, tributaires et visiteurs de percevoir la grandeur et l’autorité du souverain.

Bien qu’aucune image ni plan précis du jardin originel de Pasargades n’ait été conservé, les fouilles archéologiques sur le site révèlent l’existence d’un vaste et splendide jardin, probablement imaginé par Cyrus lui-même. Le témoignage le plus ancien d’un jardin persan est cependant antérieur : il s’agit du « Drapeau de bronze de Shahdad » (daté entre 3500 et 3200 av. J.-C.). Cette plaque métallique représente une déesse antique et trois femmes assises dans un jardin luxuriant, organisé selon un plan quadrillé, rappelant déjà le motif des « quatre jardins » iraniens.

Lorsque Cyrus est arrivé au pouvoir, il a construit un palais-jardin qui reflétait le pouvoir achéménide à Pasargades – influencé par les jardins mésopotamiens. Les premiers jardins assyriens étaient soit conçus séparément des palais ou des temples, soit construits en y étant attachés. Les jardins de Cyrus, notant les longs porches autour des jardins, ont été construits comme une partie complémentaire des palais. La composition globale se compose de trois pavillons (Kushk), avec des porches tendus autour d’une enceinte rectangulaire.

Après Cyrus, d’autres rois achéménides – tels que Darius, Ardashir II et Xerxès – poursuivirent cette tradition en fondant des jardins à Suse et dans d’autres villes. Le modèle du jardin persan se diffusa ainsi largement à travers l’empire.

En savoir plus : pasargades

 

Jardin du Palais Chehel Sotoun – Ispahan (XVIIe s.)

Shah Abbas I, le roi safavide, a utilisé les développements de l’urbanisme et les activités civiles pour consolider et stabiliser son royaume. Il était très actif dans la construction de caravansérails iraniens et de jardins afin de gagner la faveur du peuple.
Inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, le jardin du palais Chehl sotoun est un exemple exquis de l’art iranien conçu par un génie appelé Sheikh Baha’i au XVIIe siècle. Le jardin a été construit sur le côté sud-ouest de la place royale d’Ispahan à la demande de Shah Abbas I afin qu’il puisse être un lien entre la place royale et la rue Chahar Bagh. Selon des documents historiques, Shah Abbas II a construit un palais au milieu d’un ancien jardin, pour célébrer son couronnement, qui a ensuite servi de salle d’audience pour recevoir des invités étrangers.

Au moment de l’invasion afghane d’Ispahan, la plupart des monuments de la ville, en particulier Chehel Sotoun, ont été fortement endommagés. Il est intéressant de savoir qu’à l’époque de Qajar et sous le règne de Zel al-Sultan (fils de Nasser al-Din Shah), de nombreux objets exquis du palais et de ses miroirs ont été déplacés à Téhéran pour la construction du jardin Masoudieh !

 

palais quarant colones eclareJardin Chehel Sotoun, Ispahan, Iran

Au moment de l’invasion afghane d’Ispahan, la plupart des monuments de la ville, en particulier Chehel Sotoun, ont été fortement endommagés. Il est intéressant de savoir qu’à l’époque de Qajar et sous le règne de Zel al-Sultan (fils de Nasser al-Din Shah), de nombreux objets exquis du palais et de ses miroirs ont été déplacés à Téhéran pour la construction du jardin Masoudieh !

En savoir plus sur le palais Chehel Sotoun >>

 

Jardin d’Eram – Chiraz (XIXe s.)

Bien que la date exacte de sa construction soit inconnue, de nombreuses histoires sur le jardin Eram de Chiraz ont été écrites dans les récits de voyage de voyageurs occidentaux qui sont passés par Chiraz aux XVIIe et XVIIIe siècles. Selon des documents historiques authentiques, le jardin a été construit à l’époque seldjoukide sur ordre du sultan Sanjar, mais ce n’était pas la fin, et au cours des siècles suivants, les dirigeants de Shiraz en ont restauré diverses parties.

À l’ère Qajar (19e C) sous le règne de Nasser al-Din Shah, le jardin est devenu une partie du domaine royal et a été donné aux dirigeants de Chiraz, donc un nouveau manoir a été conçu et fondé par Hussein Ali Khan Nasir al-Molk .
Deux caractéristiques uniques du jardin Eram de Chiraz sont la variété de la végétation et l’architecture utilisée dans la construction du manoir qui suit un complexe de styles différents tels que les chapiteaux des piliers achaménides, l’architecture Zandieh et les décorations de carreaux extérieurs Qajar.

 

Jardin Fin – Kashan (XVIe s.)

Peut-être que si l’assassinat d’Amir Kabir en 1852 n’avait pas eu lieu au Jardin Fin de Kachan, les gens auraient rarement connu ce jardin et son célèbre Bath. Les livres d’histoire ont cité qu’avant le bain et le jardin actuels sur ce site, c’était sous le règne de la dynastie Al-e-buyeh (XIIIe s.), lorsque la conception initiale du jardin a été réalisée par Ghiasuddin Jamshid Kashani. Plus tard, il a été complètement détruit par un tremblement de terre et une fois de plus par l’invasion mongole, jusqu’à ce qu’il soit restauré à l’époque safavide à l’occasion du couronnement du roi Ismail et plus tard conçu par Sheikh Bahai pour devenir un lieu de plaisir populaire pour la famille royale séfévide.

 

jardin fin kashanjardin Fin, Kashan, Iran

 

Jardin du Prince – Mahan (XIXe s.)

Le jardin du prince ou jardin de Shazdeh est situé près de la tombe du Shah Nematollah Vali dans la ville de Mahan (à 20 km de Kerman). L’une des caractéristiques les plus importantes de Mahan Gardens est son emplacement car il est situé au cœur du désert et est très connu en raison de sa conception.

À l’ère Qajar, un célèbre architecte Yazdi, Nasser al-Dawlah, a conçu et construit ce jardin à côté du manoir central.
Il y a de nombreux arbres fruitiers dans le jardin et devant le manoir se trouvent des piscines et des fontaines dont l’eau est fournie par la rivière Little Tigran.

 

jardin shazde kermanJardin Shazdeh(jardin du Prince), Mahan, Kerman, Iran

 

Jardin Dowlat Abad – Yazd (XVIIIe s.)

Parmi les jardins iraniens les plus uniques, il faut citer le jardin Dowlat Abad de Yazd. Ce jardin d’une superficie d’environ 70 000 m2 comprend de nombreux bâtiments, bassins et fontaines à eau. Dans l’espace entre eux se trouvent des jardins avec des grenadiers et des raisins et des fleurs ornementales.
En plus du jardin lui-même inscrit sur la liste du patrimoine de l’UNESCO, il y a aussi une tour à vent qui est connue comme la tour à vent la plus haute (Badgir) du monde. Cette tour d’une hauteur de 33,8 mètres est la plus haute tour à vent en brique crue connue au monde, construite à la fin de la période Afshar (XVIIIe C) par Mohammad Taghi Khan Bafaqi (connu sous le nom de Khan le Grand).
Mohammad Taghi Khan est l’une des personnalités éminentes des villes de Dowlat Abad et Mehriz situées autour de Yazd. Il a également fondé le Dowlat Abad Qanat à 5 canaux (coulant de l’ancien Qanat de Mehriz).

 

Jardin kbariyeh – Birjand (XVIIIe s.)

Un autre beau jardin iranien nommé dans la liste de l’UNESCO est le jardin Akribiyeh à Birjand, avec une superficie totale de 3,5 hectares. Les experts divisent le temps du jardin en quatre périodes : Zandiyeh, Qajar, Pahlavi et après la révolution de 1979. En raison de l’importance de ce lieu à Birjand, de nombreuses modifications ont été apportées à son visage et à son corps à différentes périodes. Mais quelle est l’histoire du Jardin Akbariyeh ?
La ville de Birjand est connue comme la première ville iranienne à avoir un ancien et vaste système de canalisation et de drainage. Sous le règne de Zands (XVIIIe s.), Birjand est reconnue comme l’une des villes stratégiques de la province du Grand Khorasan. Après que la citadelle du Baharestan ait été utilisée par le gouvernement et l’armée, le dirigeant local (Ali Akbar Khan Khazimeh) a ordonné la construction d’un beau et magnifique bâtiment à côté du Qanat (aqueduc) de la ville et sur les pentes du mont Bagheran afin qu’il puisse à la fois montrer son pouvoir et protéger la ville. Un hôtel particulier à deux étages est construit à cette époque, avec le premier étage réservé aux fonctionnaires et aux invités, et le deuxième étage réservé à la vie privée et aux visites.
Pendant les périodes Qajar et Pahlavi, divers bâtiments ont été ajoutés au complexe de jardins Akbariyya. Le bâtiment a été abandonné dans les premières années de la révolution jusqu’à la fin de 1996, mais la même année, des efforts ont été faits pour enregistrer le patrimoine national de l’Iran et l’UNESCO.
Les différentes parties du jardin comprennent l’entrée Mogharnas, le manoir principal, les espaces de service, les trois entrées du manoir, les écuries et la cour.

 

jardin persan PahlavanpourJardin Pahlavanpour, Mehriz, Yazd, Iran

 

Jardin Persan Pahlavan Pour – Mehriz (XIXe s.)

Pahlavan Pour Garden est l’un des jardins les plus verts et les plus luxuriants de Yazd situé dans la ville de Mehriz. Ce jardin remonte au règne des rois Qajar. Il est intéressant de savoir que trois Qanats importants de la ville de Mehriz, dont Hassanabad, Shah Hosseini et Mazvir Abad Qanats, traversent le célèbre jardin de Pahlavan Pour – Un riche marchand Yazdi.
L’une des caractéristiques les plus importantes du jardin Pahlavan est ses arbres. Malgré le climat sec et chaud de Yazd, les grenadiers, les kakis et les amandiers poussent dans ce jardin, et cela est uniquement dû à l’approvisionnement en eau élevé du jardin. Le complexe de jardins Pahlavan Pour se compose d’un ancien pavillon d’origine, d’écuries, d’une cascade, d’une cour centrale, d’une salle de bains et d’un dortoir, d’une maison de gardien et d’une maison d’hiver. Dans le passé, les rationnements d’eau d’irrigation d’autres jardins de Mehriz étaient prévus à partir de ce jardin.

 

jardin Abas AbadJardin Abbas Abad, Behshar, Iran

 

Jardin Abbas Abad (XVIIe s.)

Le jardin Abbas Abad est l’une des attractions touristiques les plus belles et les plus importantes de la ville de Behshar située dans la province de Mazandaran, mais pourquoi le jardin Abbas Abad est-il si important d’être inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO ?
Tout au long de l’histoire, moins d’attention a été accordée au jardinage et à la conception d’espaces verts dans des endroits du nord de l’Iran en raison de la végétation appropriée et de l’abondance des forêts dans la région. Mais le jardin Abbas Abad est le jardin le plus important du nord de l’Iran et du climat non désertique de l’Iran. Généralement, l’époque de la construction du complexe Abbas Abad à Behshahr remonte aux périodes safavide et Shah Abbas.
Pour construire le jardin d’Abbasabad, les ingénieurs safavides ont créé une plate-forme en coupant dans les montagnes et ont fondé un jardin en pente en utilisant les techniques achéménides.
La caractéristique la plus remarquable du jardin est ses tuyaux en argile qui, comme le Taj Mahal et le palais al-Hamra, étaient utilisés pour diriger le débit d’eau et créer une musique de mouvement de l’eau.
Il y a aussi un ancien barrage et un beau lac au milieu du jardin. Le lac est alimenté par une source et est relié aux fontaines du palais et aux piscines avec des tuyaux en argile.

 

 

Quelques autres jardins iraniens célèbres

Palais-Jardin de Suleimaniyeh – Karaj (XIXe s.)

Le palais-jardin de Suleimaniyeh rappelle les dynasties iraniennes safavide et qajar. Ce jardin est en fait un cadeau d’anniversaire pour Soleiman Mirza, fils du roi Qajar Fath Ali (XIXe s.).
Après qu’Abbas Mirza ait été nommé prince héritier d’Iran, son frère Soleiman a été tellement frustré. Afin d’attirer l’attention du roi, Soleiman entama une guerre contre le gouverneur de Bagdad et le vainquit très vite, et offrit tous ses trophées de guerre à son père. Le roi, fier de son fils, l’a intitulé Dowlat Shah (La richesse du roi) et lui a offert un bel édifice à Karaj. L’une des choses intéressantes à propos de ce manoir et du jardin est sa ressemblance avec le palais Shams al-Amareh, même en termes de décoration comme les peintures et la conception des fenêtres.

 

 

Jardin de Kalat – Kalat Naderi (XVIIIe s.)

Sun Palace ou Sun Mansion sont les noms utilisés pour appeler le jardin et le palais de Nader Shah situés dans la province de Khorasan Razavi. Le palais a été construit sur l’ordre de Nadir Shah Afshar (XVIIIe s.) pour maintenir le Trésor royal sous la forme d’une tour circulaire.
L’architecture Gorkani-indienne et l’ancienne tradition zoroastrienne ont été utilisées dans la construction du Sun Mansion. En effet, les quatre étages de la tour et du manoir représentent les quatre classes sociales de l’époque. Il faut aussi savoir que le jardin autour du manoir a été construit dans le style des 5 jardins iraniens.

 

Persian Garden Tehran Baghe-e Irani, Teheran,Iran

 

Jardin Bagh-e Irani – Téhéran (XXe s.)

Le jardin de Bagh-e Irani situé dans l’ancien quartier de Deh Vanak, à Téhéran, était un ancien jardin dont les éléments architecturaux traditionnels ont été récemment reconstruits, et la verdure a été conçue sur le modèle des jardins persans pleins de vergers et de fleurs.
La superficie totale du jardin est d’environ 3,5 hectares, dont 2,5 hectares sont utilisés pour les espaces verts.
Dans la conception et la construction de ce jardin, les vieux arbres de l’ancien jardin ont été préservés. D’autres espèces végétales comprennent le troène, le laurier, l’épine-vinette, le cotoneaster, le myrte, le piracanta (épines de feu), les roses, les tulipes et d’autres arbustes saisonniers ou vivaces.

 

Jardin botanique national d’Iran – Téhéran

 

Jardin botanique national d’Iran – Téhéran

Le Jardin botanique national d’Iran est un parc national où une variété de plantes indigènes et non indigènes sont cultivées à l’extérieur et dans des serres. Le jardin sert de réserve génétique pour les plantes menacées et offre la possibilité d’étudier et de conserver la biodiversité.
En utilisant différentes méthodes scientifiques, il est possible d’identifier les espèces végétales d’Iran et de déterminer leur aire de répartition. La recherche sur les méthodes d’élevage et de culture d’espèces précieuses d’un point de vue de la conservation et de l’économie est un autre domaine d’intérêt du jardin botanique d’Iran.

Le Jardin botanique national d’Iran est situé sur le versant sud de la chaîne centrale d’Alborz dans le district de Chitgar, au nord-ouest de Téhéran. L’aménagement du jardin a été conçu pour créer l’écosystème naturel de trois montagnes représentant le Zagros, l’Alborz et l’Himalaya, ainsi que deux lacs et deux rivières qui ont chacun simulé des espaces naturels pour la végétation concernée, offrant une merveilleuse attraction touristique au en même temps.

 

Influence à Travers le Monde

L’art du jardin persan a exercé une influence considérable sur l’architecture paysagère mondiale. Les célèbres jardins de l’Alhambra en Espagne, les jardins moghols d’Inde (comme celui du Taj Mahal), ou encore certains jardins de la Renaissance européenne, s’inspirent directement de ce modèle.

L’UNESCO a d’ailleurs inscrit plusieurs jardins persans au patrimoine mondial, reconnaissant leur valeur universelle exceptionnelle.