L’Iran, pays situé au carrefour de l’Asie de l’Ouest et de l’Asie centrale, est l’un des États les plus ethniquement diversifiés de la région. Plus qu’une mosaïque de peuples, cette diversité constitue une composante essentielle de son histoire, de sa culture, et de ses dynamiques politiques actuelles. Comprendre cette réalité, c’est aussi saisir les défis — identité, langue, droits, développement — auxquels sont confrontées les minorités dans un État fortement centralisé.

 

Perspectives : Avenir, politiques possibles

Décentralisation ou autonomie locale : donner plus de pouvoir aux provinces pour la gestion locale (éducation, langue, culture) pourrait apaiser des tensions.
Politiques linguistiques inclusives : reconnaissance plus officielle de langues minoritaires, enseignement bilingue, médias en langues locales pourraient contribuer à renforcer le sentiment de dignité et d’appartenance.
Développement ciblé : investissements dans les infrastructures dans les régions frontalières et marginalisées, amélioration des services de santé, éducation, opportunités économiques.
Dialogue national sur l’identité plurielle : encourager la coexistence des identités (iranienne/persane + ethniques spécifiques) plutôt que l’assimilation forcée.

Histoire et origine des groupes

La diversité ethnique et le métissage en Iran ont commencé avec l’arrivée des Aryens, des Babyloniens, des Sumériens, et se sont poursuivis jusqu’à aujourd’hui. Bien que les principaux Groupes ethniques en Iran soient des Aryens, au fil des années, en raison des développements politiques et des invasions d’autres nations, l’Iran a toujours été témoin d’un métissage important. Par exemple, on peut mentionner la campagne d’Alexandre le Grand et l’invasion arabe de l’Iran. Après l’arrivée d’Alexandre le Grand en Iran, les troupes grecques et les soldats se sont installés et se sont mariés sur cette terre, de même que l’invasion arabo-musulmane de l’Iran, qui a déclenché la migration des tribus arabes vers diverses régions de l’Iran.

Ce métissage en Iran ne se limitait pas aux Grecs et aux Arabes, mais au cours des différentes périodes historiques, d’autres migrations ont été réalisées par les Turcs Ghaznévides, les Seldjoukides et les Mongols. Les Turcs Ghaznévides et les Seldjoukides, qui constituaient le plus grand nombre d’immigrants après leur arrivée en Iran, sont restés dans le pays. L’invasion mongole a été un autre facteur de l’immigration de la race mongole nombreuse et des tribus tatares, qui a déclenché une nouvelle vague de métissage en Iran.

 

Groupes ethniques en Iran

 

Par conséquent, le métissage racial en Iran est loin d’être homogène et la diversité de la population, qui s’est créée au fil des siècles par le mélange des races et les migrations, a conduit à l’émergence des Fars, Azéris, Kurdes, Lors, Baloutches, Bakhtiaris, Talishis, Turkmènes, Qashqais, Shahsavan et Arabes. Bien entendu, certaines autres minorités ethniques sous forme de plus petites communautés vivent également en Iran.

 

 

Ethnicités Iraniennes

L’Iran est un pays marqué par une grande diversité ethnique, avec chaque groupe contribuant à la riche tapisserie culturelle et historique de la nation. La cohabitation de ces différents groupes au fil des siècles a façonné l’identité complexe et multicouche de l’Iran contemporain. Ces descriptions illustrent la riche mosaïque culturelle et ethnique de l’Iran, chaque groupe apportant une contribution unique au patrimoine diversifié du pays. Voici un aperçu des principaux groupes ethniques présents en Iran :

 

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Les Perses

Les Perses, d’origine élamite ou aryenne, sont considérés comme le groupe ethnique majoritaire en Iran, représentant environ 61 % de la population. Ils sont principalement concentrés dans les régions centrales et sud-ouest du pays, notamment dans les provinces de Téhéran, Fars, Ispahan et Khorasan. Les Perses descendent de tribus aryennes anciennes qui ont migré vers la région de Persis, l’actuelle province de Fars, au IXe siècle avant J.-C., et ont nommé leur territoire « Pars » ou Perse. Avec leurs alliés, comme les Mèdes, ils ont fondé l’un des empires les plus puissants du monde antique, l’empire achéménide, reconnu pour son influence politique, culturelle et sociale sur une vaste partie du territoire et de la population de l’époque. La langue persane, ou farsi, est leur langue maternelle et la langue officielle de l’État iranien, jouant un rôle central dans la culture et l’administration. La littérature, la philosophie, l’art et l’architecture perses reflètent une histoire riche, alliant traditions anciennes et éléments modernes, faisant des Perses un pilier essentiel de l’identité nationale iranienne. Jusqu’en 1935, l’Iran était d’ailleurs appelé « Perse » par les Occidentaux, en référence à ce groupe ethnique prédominant.

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Les Azéris

Les Azeris représentent le deuxième plus grand groupe ethnique d’Iran, constituant environ 16 à 24 % de la population totale. Ils sont principalement concentrés dans le nord-ouest du pays, notamment dans les provinces de l’Azerbaïdjan oriental et occidental, Ardabil, Zanjan et certaines parties de Tabriz. Leur langue maternelle est l’azéri, une langue turcique, mais beaucoup parlent également le persan, langue officielle de l’Iran. Historiquement, les Azeris ont joué un rôle important dans la politique, l’économie et la culture iraniennes, et leur identité culturelle se manifeste à travers la musique, la danse, la littérature et la cuisine. Bien qu’ils soient souvent associés à l’Azerbaïdjan voisin, les Azeris d’Iran possèdent une histoire et des traditions uniques qui s’insèrent pleinement dans le tissu multiculturel du pays.

 

3

Les Turkmènes

Les Turkmènes constituent un groupe ethnique minoritaire en Iran, représentant environ 1 à 2 % de la population. Ils vivent principalement dans la province du Golestân, dans le nord-est du pays, le long de la frontière avec le Turkménistan, ainsi que dans certaines zones de la province de Khorassan. Les Turkmènes parlent le turkmène, une langue turcique, et conservent des traditions nomades anciennes, notamment l’élevage de chevaux et l’artisanat du tapis. Leur culture est riche en musique, poésie et danses folkloriques, et ils maintiennent des pratiques sociales et religieuses propres, souvent influencées par l’islam sunnite. Bien que leur nombre soit relativement faible, les Turkmènes contribuent à la diversité culturelle de l’Iran et à la richesse de son patrimoine ethnique.

 

 

Les Turkmènes d’Iran se distinguent par leurs vêtements traditionnels colorés et leur artisanat raffiné, notamment les tapis et broderies très prisés pour leur qualité et leurs motifs uniques. Dans certaines régions, ils continuent de vivre dans des villages semi-nomades ou dans des tentes traditionnelles appelées yurts, témoignant de leur mode de vie ancestral. Leur culture se manifeste également à travers les fêtes et festivals traditionnels, comme Norouz, ainsi que par leur cuisine, souvent à base de viande, de produits laitiers et de pain fait maison. Bien qu’ils soient intégrés à la société iranienne, les Turkmènes préservent une identité culturelle distincte, enrichissant ainsi la diversité et le patrimoine ethnique du pays.

 

Cheval Akhal-Teke

Le Turkménistan, ainsi que les tribus turkmènes d’Iran, sont réputés pour l’élevage d’une race de chevaux appelée Akhal-Teke, également connue sous le nom de cheval turkmène. Cette race se distingue par sa grâce, sa noblesse et sa robustesse. Malgré son apparence élégante et raffinée, l’Akhal-Teke est l’un des chevaux les plus résistants au monde, alliant vitesse, endurance et beauté exceptionnelle. Son nom provient de l’oasis d’Akhal, située au centre du Turkménistan, région historiquement habitée par la tribu turkmène des Teke.

 

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Les Kurdes

Les Kurdes ne se trouvent pas uniquement dans la partie occidentale du plateau iranien, mais également à travers une vaste région du Moyen-Orient et de l’Asie occidentale. Ce peuple est installé dans le sud-est de l’Anatolie, dans les montagnes du Zagros à l’ouest de l’Iran, ainsi que dans certaines zones du nord de l’Irak, du nord-est de la Syrie, de l’ouest de l’Arménie et dans d’autres régions limitrophes. On trouve aussi une population kurde non contiguë dans la région du Khorasan, au nord-est de l’Iran.

 

 

En Iran, les Kurdes vivent principalement le long de la chaîne du Zagros, depuis le sud de Bakou en Azerbaïdjan jusqu’aux régions septentrionales du Lorestan et du Khuzestan. Ils se répartissent en plusieurs tribus, parmi lesquelles les Mangour, Jalai, Milan et Ghara Papaghi. Certaines tribus kurdes nomades ou semi-nomades sont présentes autour de Saqqez, Sanandaj et Kermanshah. Parmi les plus connues figurent la tribu Sanjabi, implantée autour de Kermanshah, et la tribu Kalhor, située au sud de cette même ville.

 

La langue kurde

Le kurde appartient à la branche iranienne occidentale des langues indo-européennes. Proche du persan et du pachto, il est parlé non seulement en Irak, en Turquie, en Iran et en Syrie, mais aussi dans des communautés en Arménie, au Liban, en Géorgie, en Azerbaïdjan, au Kazakhstan, au Kirghizstan et en Afghanistan. Selon les données de 2010, environ 25 millions de personnes parlaient le kurde.

 

Les principales variétés du kurde

On distingue trois variétés principales de la langue kurde, qui ne sont pas mutuellement compréhensibles :

  • Kurmanji : parlé en Turquie, en Syrie, dans le nord de l’Irak et le nord-ouest de l’Iran – environ 15 à 20 millions de locuteurs.
  • Sorani : parlé principalement au Kurdistan irakien et dans la province du Kurdistan en Iran – environ 6 à 7 millions de locuteurs.
  • Pehlewani (ou Gorani/Laki) : parlé par environ 3 millions de personnes dans les provinces iraniennes de Kermanshah et Ilam, ainsi que dans le district de Khanaqin, à l’est de l’Irak.

 

Le mode de vie traditionnel kurde

Traditionnellement, les Kurdes menaient un mode de vie nomade, basé sur l’élevage de moutons et de chèvres, parcourant les plaines mésopotamiennes et les hautes montagnes de Turquie et d’Iran. La majorité pratiquait également une agriculture pluviale. L’instauration des frontières nationales à la suite de la Première Guerre mondiale (1914-1918) a profondément transformé ce mode de vie. Elle a limité les migrations saisonnières des troupeaux et contraint une grande partie des Kurdes à s’établir dans des villages ou à se tourner vers des activités non traditionnelles.

 

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Les Lors

Les Lors constituent une ethnie iranienne vivant principalement dans les montagnes du Zagros, à l’ouest et au sud-ouest de l’Iran. Leur population est concentrée surtout dans les provinces du Lorestan, du Kohgiluyeh-Boyer Ahmad, du Chaharmahal-Bakhtiari et de l’Ilam.

Ils parlent le lori, une langue appartenant à la branche iranienne du sud-ouest des langues indo-européennes, étroitement apparentée au persan. Culturellement et historiquement proches des Perses, les Lors ont néanmoins conservé des traditions qui leur sont propres. Leur mode de vie traditionnel reposait sur le nomadisme et l’élevage, même si une grande partie d’entre eux est aujourd’hui sédentarisée.

Les Lors sont réputés pour leur riche patrimoine musical, souvent accompagné du sornâ (hautbois) et du dohol (grand tambour). Leurs vêtements traditionnels, colorés et ornés, se distinguent également par des couvre-chefs caractéristiques. Parmi leurs principales tribus, on compte les Bakhtiari, les Mamasani, les Lak, les Sagvand et les habitants du Kuhgiluyeh-Boyer Ahmad. Les Bakhtiari, en particulier, ont joué un rôle politique important dans l’histoire de l’Iran.

 

les lors d'Iran

 

Sous la dynastie des Ilkhanides mongols, le territoire des Lors fut divisé en deux grandes entités : le « Grand Luristan » et le « Petit Luristan », correspondant aujourd’hui approximativement au Kuhgiluyeh et au Lorestan. Malgré les bouleversements historiques, les Lors ont su préserver une forte identité et continuent d’allier traditions ancestrales et participation active à la société iranienne moderne.

 

Les bronzes du Lorestan

Les terres actuellement occupées par les Lors sont habitées depuis environ 40 000 ans. Les fouilles archéologiques menées dans le Lorestan ont mis au jour des outils et des artefacts datant du Paléolithique moyen et supérieur, du Mésolithique ainsi que de l’âge du bronze.

La métallurgie du bronze au Lorestan a été fortement influencée par les civilisations mésopotamiennes voisines. Située à la frontière occidentale de l’Iran, cette région est particulièrement célèbre pour ses bronzes, datés entre 1500 et 500 av. J.-C., qui reflètent un art raffiné et une maîtrise technique remarquable.

Aujourd’hui, plusieurs de ces pièces exceptionnelles sont conservées et exposées dans différents musées, notamment au Musée national d’Iran à Téhéran, où elles constituent l’un des trésors archéologiques les plus précieux du pays.

 

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Les Baloutches

Les Baloutches, également appelés Balouch ou Belouch, constituent une ethnie iranienne appartenant au groupe indo-iranien. Leur population totale est estimée à environ cinq millions de personnes, dont une partie vit en Iran, principalement dans la province du Sistan-et-Baloutchistan, au sud-est du pays, ainsi que dans certaines zones du Kerman et du Khorasan ( autour de Mashhad) , près des frontières avec le Pakistan et l’Afghanistan.

Leur langue, le baloutchi, appartient à la branche iranienne occidentale des langues indo-européennes. Traditionnellement nomades, les Baloutches vivaient autrefois de l’élevage et du commerce, mais une partie importante d’entre eux est aujourd’hui sédentarisée et se consacre à l’agriculture. Les conditions économiques difficiles et le climat aride du Sistan-et-Baloutchistan ont poussé de nombreux Baloutches à émigrer vers d’autres régions de l’Iran, telles que le Gilan, le Mazandaran, l’Azerbaïdjan et le Khorasan, où ils travaillent principalement dans l’agriculture et comme ouvriers, parfois de manière saisonnière.

Les Baloutches sont majoritairement musulmans sunnites et possèdent une riche culture fondée sur des traditions orales, la poésie épique, la musique et les danses populaires. Leurs vêtements traditionnels, décorés de broderies colorées, expriment l’identité de ce peuple. Parmi leurs principales tribus, on peut citer les Ahmadzaï, les Mirabdi, les Rigi et les Sarawani. Malgré les difficultés sociales et économiques, les Baloutches ont su préserver une forte identité culturelle tout en participant activement à la société iranienne contemporaine.

 

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Les Qashqai

Les Qashqai comptent parmi les groupes ethniques turcophones les plus importants d’Iran, vivant principalement dans la province du Fars. Plusieurs théories existent concernant leur origine. Des indices géographiques, historiques et linguistiques suggèrent l’existence d’une région nommée Qashqa, d’une tribu portant le même nom, d’une rivière appelée Qashqa (ou Kashaka), ainsi que d’un dialecte turc spécifique encore parlé en Ouzbékistan. Il est donc probable que les Qashqai soient arrivés en Iran à différentes époques, où ils ont joué un rôle important dans l’histoire politique du pays.

 

Groupes ethniques en Iran qashgai

 

Traditionnellement, les Qashqai pratiquent la transhumance. Chaque année, ils migrent avec leurs troupeaux de chèvres et de moutons sur près de 500 kilomètres : du sud vers le nord, pour rejoindre leurs pâturages d’été, les Yaylaq, situés dans les hautes montagnes, puis du nord vers le sud, vers leurs pâturages d’hiver, les Qishlaq, dans les régions plus chaudes proches de Bandar Abbas, sur le golfe Persique. Ce mode de vie nomade, bien que toujours pratiqué par certains, tend aujourd’hui à disparaître.

 

Les tapis Qashqai

Depuis des siècles, les Qashqai sont célèbres pour leurs tapis, souvent désignés sous le nom de « tapis de Chiraz », du fait que cette ville en est le principal marché. La laine de leurs moutons, élevée dans les montagnes et vallées autour de Chiraz, est particulièrement douce et résistante, ce qui explique la renommée mondiale de ces tapis. La fabrication, toujours assurée par les femmes, perpétue un savoir-faire ancestral. Les commerçants viennent régulièrement dans les campements pour acquérir ces œuvres, véritables symboles de l’artisanat nomade iranien.

 

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Les Arabes

Les Arabes d’Iran constituent une minorité ethnique vivant principalement dans la province du Khuzestan, au sud-ouest du pays, près de la frontière avec l’Irak et au bord du golfe Persique. On trouve également des communautés arabes plus réduites dans les provinces de Hormozgan, de Bushehr et du Khorasan. Leur présence remonte aux premières vagues de migrations arabes, survenues avant et après l’expansion de l’islam au VIIᵉ siècle.

La majorité des Arabes d’Iran parlent un dialecte arabe local, tout en utilisant le persan comme langue officielle et véhiculaire. Ils sont majoritairement musulmans chiites, bien qu’il existe aussi des communautés sunnites, notamment parmi ceux établis le long du littoral du golfe Persique.

Traditionnellement, les Arabes d’Iran vivaient de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, tirant parti des terres fertiles du Khuzestan et des ressources du golfe. Leur culture est marquée par la poésie orale, la musique traditionnelle et des coutumes vestimentaires spécifiques, comme le port du dishdasha et du keffieh.

Aujourd’hui, les Arabes d’Iran participent activement à la vie sociale, culturelle et économique du pays, tout en préservant leurs traditions propres, qui constituent une part importante de la diversité ethnique et culturelle de l’Iran.

 

9

Les Talyshi

Les Talyshi, également appelés Taleshi, forment un groupe tribal vivant principalement dans le nord-ouest de la province du Gilan, dans la province d’Ardabil ainsi que dans le sud de l’Azerbaïdjan. Aujourd’hui, on les retrouve dispersés dans plusieurs régions : au sud de l’Azerbaïdjan, dans les villes d’Ali Abad, Bileh Savar, Jalilabad, Lankaran, Astara, Talesh, ainsi que dans les zones septentrionales du Gilan.

Les Talyshis présentent à la fois un mode de vie nomade et sédentaire. Ceux qui résident dans les villages et les villes sont appelés Talesh et se consacrent principalement à l’agriculture. En revanche, ceux qui vivent dans les montagnes sont appelés Galesh et pratiquent surtout l’élevage.

Ils s’identifient souvent aux anciens Cadusiens, un peuple de l’Antiquité qui habitait au sud-ouest de la mer Caspienne, dans une région bordée au nord par le fleuve Kura et correspondant aujourd’hui aux provinces d’Ardabil et du Gilan. L’étymologie du nom Talesh pourrait d’ailleurs être liée à celui des Cadusiens, dont l’influence se refléterait dans les toponymes de la mer Caspienne et du Caucase.

Cette description met en lumière la richesse de la mosaïque culturelle et ethnique de l’Iran, à laquelle les Talyshis, comme d’autres peuples, apportent une contribution singulière et précieuse.

 

 

Situation actuelle : aspects socio-politiques, droits et défis

Les groupes minoritaires revendiquent souvent le droit d’utiliser leur langue maternelle dans l’enseignement, dans les médias, dans la vie publique. L’État iranien a historiquement favorisé le persan comme langue unificatrice, ce qui a parfois entraîné des tensions.
Des discussions sur la manière de concilier unité nationale et diversité culturelle demeurent vives, notamment autour de la représentation dans les institutions, de l’accès à des postes de pouvoir, de la préservation des traditions locales.
L’intégration politique des minorités varie : certains leaders issus de ces groupes parviennent à des postes importants, mais des groupes se plaignent de marginalisation. Les mouvements de revendication identitaire ou linguistique existent.